Françoise Gérardin (L’Isle-sur-la-Sorgue, 1942) partage son enfance entre la Lorraine et le Midi
provençal, avant de connaître, à Paris, le peintre espagnol Fausto Olivares Palacios, avec qui elle
s’installera en Andalousie pendant trente ans. Revenue dans les Vosges, elle prolonge et développe
une activité d’écriture mémorielle qui joue avec subtilité et intelligence sur les fragilités des cloisonnements.
Dès son premier recueil poétique En Jaén, donde… (1981) jusqu’à Empreintes (2024) en passant par
Evocations… : Mon mari, Fausto Olivares, peintre (2019), le style protéiforme de Françoise Gérardin
se distingue par la façon dont elle extrapole un regard quasi-documentaire sur l’être humain :
elle le transfigure en un kaléidoscope de grammaires où roman, poésie, essai et vérités jouent avec le lecteur à colin-maillard.